L’histoire du Manoir

Le manoir

Le manoir du Coq date du XVème siècle, et se situe sur la rive gauche de l’Orbiquet, là où se situait le Château fort de Glos, qui fut détruit par les anglais à la fin de la guerre de Cent ans.

 

Le coq

Sur le fait du pigeonnier se trouve une poterie polychrome représentant un coq sur ce qui semble être une coupe surmontant quatre têtes de chiens.
Cette poterie, qui provient de la poterie de Bavent, fut posée en 1990 par M. MARIE, couvreur qui est intervenu lors de la rénovation de 2018.
Elle repose sur une pique en fer dont elle est séparée par des chiffons enduits de graisse, comme cela se faisait autrefois, afin d’isoler la poterie de la pique de fer.

 

L’ancien pressoir

Le bâtiment dénommé « Ancien pressoir » n’était pas présent dans la propriété initiale, puisqu’il a été rajouté en 1969, par les propriétaires de l’époque, sur d’anciennes fondations ( peut-être les ruines du Château de Glos).
Il s’agit d’un bâtiment qui se trouvait dans un pré, et qui a été démonté pour être remonté à son emplacement actuel. Saluons la prouesse technique et le fait que ce bâtiment s’intègre parfaitement à la propriété, faisant réponse au manoir.
 

Chemin des Moulins

Contrairement à ce que laisse penser le nom de ce chemin, il n’y a jamais eu de moulin à cet endroit. Le nom du chemin provient des frères MOULIN, qui exploitaient alors une sablonnière, afin de produire du savon minéral.
 

Chemin de la Haute Folie

Point de fous ici, mais plutôt des arbres hauts. Initialement, le nom s’écrivait « folies » ( prononcer foliès) et désignait un lieu couvert de feuillages. On retrouve d’ailleurs la même origine pour la commune de Folies, dans la Somme, qui s’écrivait Folies en 1214 et Folye en 1334.
Pour le chemin, il est fort probable qu’un employé de mairie ait cru bon de rectifier l’orthographe en passant de « haute folies » (hauts feuillages) en « haute folie », sans avoir conscience qu’il en changeait alors la signification.
Je remercie Madame Thérèse MARTIN, propriétaire du manoir de 1969 à 1978, pour son accueil et toutes les petites histoires qu’elle a pu me confier sur le manoir, et sur Glos en général.